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Phrase du jour

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simone

Fè ganm' : littéralement, faire des gammes.
Au sens large, fè ganm signifie se pavaner, se vanter. Cette expression généralement utilisée entre femmes (oh critique quand tu nous tiens !) viendrait du temps des plantations.

En effet, les esclaves des champs et ceux attachés aux taches domestiques n'avaient pas le même statut : ceux qui vivaient au contact des maîtres étaient mieux traités que les autres et se trouvaient au contact de toute la richesse des lieux. Quand les esclaves des champs avaient l’occasion d’approcher la maison du maître, les domestiques aimaient bien se vanter de leur place privilégiée. Ils faisaient mine de faire des gammes pour ainsi faire croire qu’ils savaient jouer du piano. Une illusion de supériorité qui donna cette expression. Par extension est née l’expression fè djez' (faire des dièses).

En effet, ceux qui ne s'arrêtaient pas qu'aux touches blanches, jouaient aussi les touches noires, les dièses... Nul besoin de plus d’explications…Certains se la jouaient piano!!!

Cette langue créole me ravit sans cesse par sa truculence et son humour.

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Mamzèl Simone


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Il serait tentant de vouloir donner une définition simple du Gwo Ka comme l’on donnerait une définition d’un autre style de musique ; on dirait certainement que le Gwo Ka est art né d’un syncrétisme Afrique/Europe comprenant sept rythmes, pratiqué aux Antilles françaises, et plus précisément en Guadeloupe.

Un art basé sur trois piliers:

  1. le chant car il existe un « chanté » Gwo Ka.
  2. la musique car il existe un « joué » Gwo Ka.
  3. la danse car il existe un « dansé » Gwo Ka.

    Mais en disant cela ce serait minimiser l’importance du Gwo Ka dans la culture ou tout simplement dans l’
    « être guadeloupéen ».
    Parler de Gwo Ka, c’est parler de l’âme même du peuple guadeloupéen et en saisir la profondeur et l’originalité. Le Gwo Ka est une façon d’être, de parler, de marcher. S’il n’est pas adopté par toutes les couches de la population
    guadeloupéenne, il est du moins respecté.


« Antan Sorin » : cette période est connue de tous comme étant une période difficile pour la population Guadeloupéenne. L’île sœur a son équivalent « an tan Robé ».

On s’est appuyé sur les deux ouvrages d’Eliane Sempaire « an tan sorin » et « la dissidence an tan sorin » et « vichy sous les tropiques » d’Eric Jennings.

On se trouve en 1940, la seconde guerre mondiale vient de débuter. Le gouverneur Sorin devient gouverneur de la Guadeloupe en avril 1940.

Pourquoi ce nom est resté gravé dans la mémoire comme une référence temporelle ?